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LA COMPIL Écriture Gérard de l'extrême La graine (poésie)
La graine (poésie) PDF Imprimer Envoyer
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MédiocreExcellent 
Écrit par Gérard de l'Extrême   
Lundi, 23 Novembre 2009 10:39

De la fleur ou du fruit, tu trouves ton origine.
Quelquefois belle, toujours petite et pleine de vie
Tu apparais sur la fleur épanouie ou dans le fruit pourri
Sais-tu qu’ils resteront le souvenir du beau et du bon ?
Et que toi, la graine, tu représentes leur avenir
Tu es l’espoir du renouveau du cycle de la vie.

Recouvert de ton armure, de ta protection hivernale
Ta pulpe généreuse patientera longtemps dans la terre,
Souvent dans le froid, et toujours sans lumière
Un mois, un an, deux ans, peut-être plus
Tu seras oubliée dans le silence du temps qui passe.
Dans la nuit, pendant que tant de vivant trépasse
Tu es là, immobile, figée dans le néant terreux.
Penses-tu ? as-tu une âme ? domines-tu ton destin ?

Toi, petite chose oubliée,
Dans l’humus cachée,
Vis-tu avant de germer ? Ou subis-tu le hasard ?
Pendant que tu dors,
Que tout s’agite dehors
Pendant que tu attends,
À la lumière, la vie s’étend

N’oublie pas, que tu fonctionnes à l’envers
Que les hommes morts sont mis en terre
Alors que toi, c’est de la terre que tu naitras
Dans une explosion de sève tu apparaitras.

Petite graine, connaitrais-tu déjà ton destin ?
Sais-tu, là, dans ta tombe végétale ce que ta vie sera ?
Ce que de toi-même, demain, quel végétal naitra ?
Une fleur, un légume, une mauvaise herbe, une ortie ?
Sais-tu que nous disons de toi que tu es l’espoir ?
Non, bien sûr, ce n’est pas possible, tu ne peux pas le savoir.
Que dis-tu ? Un arbre, un chêne robuste et solide.
Non ! Serais-tu le gland qui, de si haut tomba,
Rebondissant de branche en branche
Puis, ricochant sur le rocher, tomba dans l’eau.
Ce serait toi, le gland qui flotta au gré du courant
Pour t’échouer près de chez moi.
Toi, le gland que l’oiseau s’empara sur la rive
Pour par le ciel le transporter dans mon jardin.

Alors ! Toi, la graine, tu serais ici, sur mes terres
Sous mes terres, au milieu de ma pelouse, secrètement cachée
Pour attendre que la terre se réchauffe assez,
Et que, lentement, tu puisses germer.

Mais alors !
Chaque graine qui s’envole propulsée par le vent,
Chaque graine qui flotte au gré des flots,
Chaque graine que le hasard transporte
Assurerait le renouveau de la vie jusqu’à nos portes.

Mise à jour le Dimanche, 29 Novembre 2009 18:30
 

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