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Pour tous ceux qui lisent mes intervenions, je vous ai parlé souvent des anomalies constatable au niveau des statistiques et du marché avant de conclure sur un : « attendez encore un peu, et vous verrez, ca va faire plouf ». Pourtant, j’avoue aujourd’hui avoir de plus en plus de doutes. Non pas des doutes sur mes analyses, à mesure ou je ne fais que constaté des indices macro-économique.
Non, si j’ai des doutes, c’est sur le marché, pour lequel, la logique finale me parait toujours exceptionnellement non rationnelle. « Oh l’autre ! Comme il a la critique facile ! » me direz vous.
Vous voulez des exemples ? Prenons une de mes banques américaines favorite pour sa capacité à faire mentir chacune de mes analyses, j’ai nommé Goldman Sachs, la première banque américaine. Si vous vous souvenez bien, je vous ai déjà parlé de la responsabilité de cette banque dans la hausse des bourses, notamment grâce au trading automatique. Petit rappel, le trading automatique est en fait du trading organisé par des ordinateurs qu’on a programmé avec attention. Ainsi pour mieux imager la chose, on dit à l’ordinateur, si tel action se trouve en dessous de 30$, tu achètes, et tu revends dès que ca atteint 50$. Bien sur, le nombre de variable employé pour décider du moment d’achat est assez compliqué, et moi-même je ne connais pas la formule ultra secrète utilisée par ces ordinateurs. Cependant une chose très important, c’est que le trading automatique, n’a pas de lien réel avec l’économie, c'est-à-dire, que les ordinateurs achètent sans vraiment avoir une bonne raison, ni un « flair » de ce qui va se passer. En d’autre terme, le trading automatique est totalement décorrelé de la réalité. Or dans la récente monté qu’a connu les marchés, il faut savoir que la part qui en revient au trading automatique se situe dans les 30-40%. Autrement dis, 1/3 des échanges boursiers n’est du qu’a des machines. Conséquence logique, avec une tels proportion d’ordinateur, il est tout à fait logique de voir certaines actions monté tout seule, sans savoir pourquoi. Mieux, notre chère banque, Goldman Sachs, a, pour elle seule, la responsabilité de 20% de tout le trading automatique mondiale. Autrement dit, si les marchés vont mieux aujourd’hui, c’est pour une part vraiment pas négligeable par Goldman Sachs. Et cela ne devrait donc étonner personne de la super-performance du secteur financier.
Oui mais voila, les banques sont l’exact exemple du secteur qui a totallement truqué la réalité des chiffres et cela, en toute connaissances de cause par tous les opérations de bourse.
Ainsi Goldman Sachs est l’une des seules banques au monde, à avoir perdu un mois comptable dans l’année, bizarrement, le mois manquant (à savoir décembre 2008) proposait une perte de 7 milliards d’Euros (estimation), et cela n’est jamais apparu grâce à un magnifique montage sur le statut de la banque. Autre exemple plus récent, la Citi, cette banque, comme d’autres, a affiché d’énorme bénéfice au premier trimestre 2009. Problème, comme d’autres banques d’ailleurs, le résultat opérationnelle de la banque est négatif, autrement dit, les opérations de la banque ne lui rapporte pas assez d’argent pour couvrir les frais de celle ci. Si la Citi à pourtant afficher 1,4 milliards d’€ de bénef au T1, c’est grâce à une manip comptable qui lui permet de comptabiliser ses pertes sur obligation comme des plus values, qui au T1 a ainsi été évalué à 2,3 milliards d’€. Une perte devenant un gain, c’est vraiment magnifique. Lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, cette banque a fait encore mieux, avec un bénéfice de 2,45 milliards d’€, pourtant le résultat opérationnel plongeait à - 4 milliards d’€, tandis que les plus values sur pertes obligataires atteignait elle, 6,7 milliards d’€. Bref, la Citi est l’exemple même du château de carte.
Et pourtant le marché achète. Envers et contre tous ! Au point de commencé sérieusement à me faire vaciller sur mes certitudes. Suis-je peut être trop regardant sur la qualité des résultats ?
Car le marché semble vraiment vouloir rattraper ce qui a été perdu. Et pourtant, je n’arrive toujours pas à comprendre ce mouvement. Cependant, je reste sur mes positions, qu’une nouvelle catastrophe est en préparation. Non pas, par un quelconque flair, ni parce que de nouveaux chiffres sont là. Non, si je suis méfiant, c’est parce que de plus en plus de grands homme de la bourse disent : « Il n’est pas trop tard pour acheter ».
Or comme là si bien dit Warren Buffet : « Quand mon chauffeur me demande s’il est intéressant d’acheter dans tel secteur, c’est qu’il est plus que temps de vendre ».
Comme le montre si bien ce graph, en bourse, la logique est toujours la même :

- Les connaisseurs achètent en quantité à bas prix
- Le public fini par être au courant qu’il y a filon
- Les connaisseurs refourguent leurs actions au public qui continue d'en demander
- (La baisse) Les pigeons se font plumés
Une chose est sur, on est plus très loin de la phase 3... alors d'après vous, jusqu'où on ira t-on?
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